Faire participer son enfant aux tâches ménagères renforce les liens familiaux

Donner quelques corvées à votre enfant renforce notamment les liens familiaux. Mais comment l’inciter à le faire ? Conseils.

Plusieurs études montrent que faire participer ses enfants aux activités de la maison renforce son sentiment d’appartenance à la famille. Cela contribue également à son équilibre et lui donne aussi les connaissances pratiques indispensables à sa future vie d’adulte.

Quand se mettre au boulot ?

Si en début d’année votre progéniture n’a pas d’elle-même décidé, parmi ses bonnes résolutions, de débarrasser la table, pas d’inquiétude. Vous pouvez lui proposer de profiter des périodes de vacances pour commencer. Sans la fatigue ou le stress liés à une journée d’école, l’impression que l’activité empiète sur son temps libre sera moindre et vous aurez d’autant plus le temps de faire les choses ensemble.

Quelles activités et à quel âge ?

« Il est conseillé d’impliquer son enfant dans les tâches quotidiennes tôt. Et d’adapter les activités en fonction de l’âge, en rajoutant progressivement des responsabilités », explique Marie-Rose Richardson, psychothérapeute à Paris. Pour elle, démarrer vers 5 ans semble l’idéal. Commencer par lui apprendre comment faire son lit le matin et poser son doudou dans un coin est un bon début. A 6 ans, l’enfant peut ranger sa chambre, à 7 mettre la table à tour de rôle, à 10 faire seul une salade… Il faut lui donner le goût de l’ordre sans être trop exigeant et, quand c’est possible, transformer la « corvée » en un moment à partager ensemble.

Et on peut donner de l’argent ?

Pour le pédopsychiatre, « l’argent doit être complètement dissocié des tâches ménagères et même des notes ». Un avis auquel se rattache Marie-Rose Richardson, qui va même plus loin : « Le travail ménager, comme les devoirs d’ailleurs, ne devrait pas être un chantage. Afin que l’enfant gagne réellement en responsabilité, en autonomie, parce qu’il sera fier des tâches qu’il exécute. » Désormais, pour le convaincre de passer le balai, ne lui tendez plus un billet de 5 €. Proposez-lui de le faire en musique, et pourquoi pas en moonwalk. Cap ou pas cap ?

Et si on cuisinait…

La cuisine peut se révéler être une bonne activité à partager avec son enfant. Le faire participer au choix de la recette, parmi deux ou trois plats que vous aurez présélectionnés, est aussi un bon moyen de lui donner envie de s’investir.

Compter le nombre de champignons, apprendre les unités de volume (décilitres, centilitres), de masse, visualiser les quantités… La cuisine peut aussi venir en aide aux enfants qui sont en guerre ouverte avec le français. Epeler les noms des ingrédients, puis lui faire lire une recette entière est conseillé. Pour lui faire travailler la mémoire et lui donner déjà un peu d’autonomie, apprendre par coeur une recette peut aussi être une option.